Un souvenir : Juin 1918, la bataille du Matz

En cette veille du 14 juillet, je réalise cet article pour le souvenir d’une autre période.
 
Juin 1918, la bataille du Matz
 
La région picarde est connue pour les traces laissées pendant la guerre 1914-1918. Le plateau picard, secteur qui m’est très cher et dont je vous parlerai beaucoup, garde en mémoire les traces de la bataille du Matz.
 
L’histoire :
Cette bataille, dont la période principale fut du 05 au 13 juin 1918, devait être l’act final des opérations allemandes sur l’Aisne qui avait débuté le 27 mai 1918. Elle devait offrir la position de départ pour attaquer et conquérir Paris. Pour y arriver, Ludendorff utilisa l’artillerie massivement. La concentration d’artillerie fut donc énorme, près de 30 batteries au kilomètre, dont la moitié de lourdes. Le 9 juin, la région de Rollot fut attaquée par un dispositif de 29 batteries de campagne et de 25 batteries lourdes. Au moment de l’offensive du Matz, le dispositif représenta 84 batteries pour un front de 4 kms. Les forces françaises furent loin de faire le poid.
Le 9 juin : Cela commença par un bombardement très violent de la part des Allemands, avec beaucoup d’obus à gaz. Puis des infiltrations par les Stosstruppen. A midi, la situation devint dangereuse pour le front français qui menaça de céder. Pétain engagea alors différentes divisions pour résister. Il envoya même l’aviation pour les soutenir. Celle-ci fut renforcée par l’aviation britanique.
Le 10 juin: Les Allemands gagnèrent du terrain dans les différents secteurs. Au soir, ils étaient à une dizaine de kilomètres de Compiègne. Différentes communes étaient sous leur emprise. Du côté français, vers 16 heures, Fayolle donna l’ordre d’une contre-attaque, placée sous le commandement du général Mangin. Elle fut réalisée par l’intervention de plusieurs divisions de chars.
Le 11 juin : La contre-attaque de Mangin fut lancée vers midi et elle dura jusqu’au soir. Les Allemands furent frainés et ils subirent de nombreuses pertes dans certains endroits. Dans d’autres, ils arrivèrent à percer.
Le 12 juin : Malgrés les pertes, la contre-offensive reprit. Les Allemands furent bloqués. L’attaque de Mangin ne permit pas de reprendre les secteurs perdus depuis le 9 juin, mais elle menaça l’armée allemande. Dès le 11 juin, Ludendoff avait pris la décision d’arrêter l’offensive de la 18 pour limiter les pertes.
En tout, les Allemands ont engagé, du 9 au 13 juin, 18 divisions pour gagner un territoire d’une douzaine de kilomètres.
Le 13 juin, la bataille diminua et cessa. Elle fut d’une extrème violence. Les pertes françaises furent énormes : 60030 hommes hors du combat, 97 avions abattus, 212 canons aux mains de l’ennemi, 38 détruits, 326 accidentés et autres matériels. Compiègne fut sauvé et la menace pour Paris anéantie.
 

Plan du circuit (tiré d’un des panneaux)

Le souvenir :
Pour garder le souvenir de cette bataille, l’association Juin 1918, mémoire des chars a parcouru pendant de nombreuses années les différentes archives civiles et militaires pour receuillir un grand nombre de documents. A l’aide de ces documents, elle décida de réaliser un circuit sportif pédestre, cycliste et équestre autour de la commune de Méry la bataille, qui porte son depuis celle-ci. Ainsi, un parcour sur une quinzaine de communes sera balisé et documenté par un panneau commémorant la bataille. Les communes participantes sont Méry-la-Bataille, Belloy, Lataule, St-Maur, Neufvy-sur-Aronde, Wacquemoulin, Ménévillers, Montiers, Léglantiers, Montgérain, St-Martin-aux-Bois et son hameau Vaumont, Maignelay-Montigny, Coivrel, Tricot et Courcelles-Epayelles.
Quatre de ces panneaux sont déjà en place. Ils sont sur les communes de Courcelles-Epayelles, Méry-la-Bataille, Belloy et Lataule. Ils montrent les documents suivant : photos de chars ou de la bataille sur la commune, carte du circuit avec les emplacements de chars détruits, cartes des fronts et du déplacement des chars.
 

Symbole réprésentant les endroits marqués

L’album photo accompagnant cet article :
Pour vous informer, je vais suivre le déroulement de la création de ce circuit. Il va s’étaler sur quelques années. Je vais vous présenter les panneaux, les inaugurations auxquelles je participerais, les différentes stèles rappelant la bataille et les monuments aux morts de chacunes de ces communes.
 
 
Panneau et stèle de Belloy – Inauguration du panneau de Lataule
 

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