Le menhir de Rhuis

Il existe, à Rhuis, dans un champ situé entre la route Pont-Saint-Maxence – Verberie et l’Oise, un menhir. Il se dresse fièrement, de 2.20 m, hors sol parmi les cultures. On le connait aussi sous le nom de "la Demoiselle de Rhuis".

Il se positionne à 600 mètres du village et à 100 mètres du bord de l’Oise, au lieudit : "Les Fortes Terres". Contrasse étonnant, proche de lui, à la lisière de Verberie, passe la ligne du TGV nord sur viaduc. On a ainsi deux monuments historiquement contradictoires, le premier qui remonte à nos origines et le second qui signe l’histoire moderne.

Que sait-on de lui ?

C’est un blog de grès dont les dimensions sont, largeur de 2 mètres au sol, 1.80 mètres  au sommet, hauteur de 2,20 mètres à partir du sol, il serait ancré en terre de 1.30 mètres selon les écrits de Graves et son épaisseur moyenne est de 65 centimètres. La provenance de cette pierre pourrait venir au dessus du village.

Selon son historique, il faisait parti d’un groupe de six pierres dressées. Etait-ce un alignement ou un cromlech, les écrits de l’indiquent pas. Graves et Cambry signalaient la présence des six pierres aux environs de 1764. Carlier en signalait plus que 2 en 1789. L’une des 2 restantes fut brisée en 1793.

Lors des travaux de la déviation de Rhuis, un fragment de bloc de grès a été mis à jour, serait-il le reste d’un des cinq autres menhirs ? Sur le territoire de Longueil-Sainte-Marie, sur la rive opposée de l’Oise, en face de notre menhir, un bloc de grès partiellement enterré est signalé au lieudit "Les Gros Grès". Aucune étude n’a été réalisée sur cette pierre.

On remarque donc que ce menhir n’est pas un cas isolé dans le secteur. Selon la légende, il existerait près de celui-ci des tombeaux refermant des corps gigantesques. La tradition locale voulait-elle parlée de la sépulture du néolithique final retrouvée sur le territoire de Longueil-Sainte-Marie, au bord des anciennes rives de L’Oise ou de la sépulture collective de Moru-Pontpoint, découverte en 1901 par G. Fouju. Rien ne le dit précisément.

Aucune légende nous précise le nom qui lui est donné : "la Demoiselle de Rhuis". Par ce nom, voulait-on nous parlé d’une jeune femme aux mœurs légers qui aurait été punie en étant pétrifiée comme la légende des Bonnettes dans le nord, je ne peux vous le dire.

Pour conclure cet article, il faut signaler les nombreuses fissures qui sont présentes sur ses faces. Certains les disent naturelles, d’autres signalent la réalisation humaines. Nombreuses de ces incisions sont parallèles. Il est intéressant de signaler la forme carrée tracée en dessous des incisions. Cette forme pourrait faire l’objet d’une étude.

Voilà, je vous avais promis un article sur ce monument après la photo que m’a sympathiquement offert Hervé, c’est chose faite. Dans de prochains articles, je reviendrais sur Carnac car il y a encore beaucoup de chose à dire. Je vous invite à aller découvrir les photos de ce menhirs dans l’album-photos sur les mégalithes.

Bonne journée à tous.

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